Nicolas Sarkozy et les nouveaux partis

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La pré-présidentielle s'installe dans une ambiance assez coutumière : le pouvoir sortant devrait être reconduit.

Ce qui est étonnant actuellement c'est que les leaders d'opinion ne croient pas à la défaite de Nicolas Sarkozy. Même si les sondages le montrent fragilisé, presque "tout le monde" est persuadé que le battant va retrouver tout son savoir-faire de candidat pour l'emporter.

Le climat actuel, c'est :

- la gauche ne tiendra pas la distance,

- Eva Joly sera trahie par son accent,

- Villepin n'est qu'un caillou dans la chaussure de Sarkozy,

- Marine le Pen se révèlera outrancière,

- bref : la France serait "condamnée" à la victoire de Sarkozy.

C'est donc un climat assez irréel qui s'installe.

C'est un climat qui correspond, sur des bases nouvelles, aux structurations habituelles des périodes identiques.

En 1980, VGE devait être élu ... au premier tour.

En 1987, Barre allait redresser la France et les Français.

En 1995, Jacques Delors avançait vers une "formalité électorale".

En 2001, Lionel Jospin obtiendrait la récompense de sa "dream team".

Comment expliquer que le climat pré-électoral puisse être ainsi trompeur en permanence ?

L'année 2011 ne parait pas pouvoir échapper à cette "tradition" bien au contraire.

Comme la vie politique ce n'est plus les partis politiques classiques (UMP, PS, Verts...) mais les "nouveaux partis " : TF1 + France Télévision + Groupe Lagardère + Groupe Dassault = un seul et même candidat (Sarkozy) : comment perdre dans ces conditions ?

  • Publié le 1 septembre 2010

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