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   <title>Exprimeo.fr - Actualite politique</title>
   <link>http://www.exprimeo.fr</link>
   <description>Actualites, reflexions, analyses et conseils en communication publique ou politique.</description>
   <language>fr</language>
   <lastBuildDate>Tue, 09 Mar 2010 14:51:56 GMT</lastBuildDate>
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   <item>
      <title>Bertrand Delanoë dénonce l'état de fatigue actuel</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5658/bertrand-delanoe-denonce-l-etat-de-fatigue-actuel.htm</link>
      <description>La France ne "s'ennuie" plus. Elle est trop fatiguée. C'est cet état qui préoccupe le Maire de Paris dans une analyse qui mérite l'attention.

Le Maire de Paris développe une analyse qui mérite l'intérêt. Dans un communiqué de ce jour, il indique :

"Il fut un temps &#8211; Lamartine en 1847, Viansson-Ponté en 1967- où le verdict était annonciateur de secousses qui allaient, un an après, bouleverser tout l'édifice politique et social : "la France s'ennuie". Aujourd'hui, le constat est d'une autre nature, assez bien résumé par le médiateur de la République : la France est "fatiguée psychiquement", "dans un état de grande tension nerveuse". Et sans doute même trop fatiguée pour se révolter&#8230; Dans le récent livre de Florence Aubenas, auquel j'ai fait écho sur ce site, il y a un passage terrible : des travailleurs précaires écoutent, au petit matin, à la radio, un ténor de la politique spectacle annoncer les prémices d'une "révolution". Et l'un d'eux, alors, de s'écrier : "La révolution ? Mais non, on n'en est pas capables, on a bien trop peur !"

Le pouvoir a-t-il conscience de cette crise profonde, sourde et intense, souvent silencieuse ? La question n'est pas polémique, elle est simplement légitime. Le chef de l'Etat qui prétendait incarner la puissance du politique et le contact assumé avec les Français livre chaque jour un peu plus l'image d'un chef de parti aux abois, confondant action et tactique, prompt désormais à éviter les maires réunis en congrès ou à retarder au maximum l'échange avec les agriculteurs lors de leur salon annuel. Et pendant ce temps, le chômage explose et l'exclusion s'installe.

C'est dans ce contexte que la France est invitée à renouveler les exécutifs de ses régions. Celles-ci ne sont pas des "contre pouvoirs" comme l'affirmait récemment le premier ministre. Elles peuvent en revanche jouer le rôle essentiel de contrepoids, face à la brutalité sociale de l'Etat UMP. Devant ces enjeux, la gauche a une immense responsabilité, pour aujourd'hui et pour demain. Quels que soient les résultats des 14 et 21 mars, ils dessineront pour les socialistes une exigence évidente qu'ils devront s'imposer à eux-mêmes. Redonner un sens à l'espoir, en proposant une alternative crédible, fondée sur l'imagination, l'authenticité et l'ambition de solutions opérationnelles. Avec de surcroît les deux vertus qui manquent le plus, en 2010, à l'action et à la parole publiques : l'humilité et le courage."

Un communiqué qui semble prendre date pour une inconnue sociale au printemps 2010 faute de réponse politique forte et rapide aux messages des urnes des 14 et 21 mars 2010.</description>
      <category>bertrand delanoe</category>
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      <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 14:51:56 GMT</pubDate>
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   <item>
      <title>Marc Baietto en route pour la Présidence de l'agglomération grenobloise</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5657/marc-baietto-en-route-pour-la-presidence-de-l-agglomeration-grenobloise.htm</link>
      <description>Marc Baietto devrait succéder à Didier Migaud à la tête de l'agglomération grenobloise.

Hier soir, Marc Baietto, Maire d'Eybens Commune de la banlieue grenobloise, est resté seul en course pour la succession de Didier Migaud à la tête de l'agglomération grenobloise.

C'est une évolution importante.

Michel Destot apparaissait comme le Président naturel pour terminer le mandat et installer les bases de l'évolution vers le statut de métropole.

La situation a évolué autrement.

L'agglomération grenobloise est marquée par une certaine originalité en ne reconnaissant pas le rôle majeur de la ville centre par l'attribution de la présidence à son maire ou à son représentant direct.

C'est d'autant plus étonnant en l'espèce que Geneviève Fioraso, Députée de l'Isère et proche de Michel Destot, disposait de toutes les compétences pour passer de 1ère Vice-présidente à la Présidence en l'absence d'une éventuelle implication plus personnelle du Député-Maire de Grenoble.</description>
      <category>marc baietto</category>
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      <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 14:46:09 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Karl Rove : le retour</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5656/karl-rove-le-retour.htm</link>
      <description>Karl Rove reprend du service au sein du Parti Républicain pour les élections dites du mid term. La bataille avec David Plouffe, responsable de la campagne démocrate, promet d'être sportive car les deux intéressés n'hésitent pas devant les chocs frontaux.

Une légende entoure Karl Rove. 

Sa réputation sulfureuse résulte d'une succession de " coups tordus " prêtés à l'intéressé. Le premier d'entre eux aurait débuté à l'âge de 20 ans quand, dans l'Illinois, Karl Rove se présente comme un supporter d'un candidat démocrate, lui dérobe du papier à en tête et transforme chacune de ses réunions publiques en annonces de fêtes avec " filles et bière gratuite " distribuées aux marginaux et aux clochards.

Né en 1950 au Colorado, il est l'indiscutable maître d'oeuvre des deux dernières campagnes présidentielles de GW Bush. 

En réalité, Karl Rove a introduit comme règles majeures quatre concepts.

Le premier est celui dit du " push polling ". Il s'agit de poser des questions biaisées lors d'un sondage pour modifier les intentions de votes des électeurs. Le sondage ne porte pas seulement comme message le chiffre qui donne la photographie de l'électorat sur une question donnée mais c'est l'existence même du contenu de la question qui devient le message. 

Ainsi, en 1994, il commande un sondage qui, parmi les questions, comporte la question suivante " voteriez-vous toujours pour Ann Richards pour le poste de Gouverneur du Texas en sachant que son équipe est entièrement composée de lesbiennes ? ". Il transforme le sondage d'outil quasi-scientifique en instrument d'un message au " hasard " d'une question. 

Il a reproduit méthodiquement ce système lors de la présidentielle de 2000 à l'occasion de la primaire difficile contre McCain en demandant si " les électeurs voteraient pour McCain si celui-ci s'était rendu coupable de trahison durant sa guerre du Viet-Nam ". 

Il reproduira le même dispositif lors de la campagne de 2004 contre Kerry au moment où celui-ci caracole en tête des sondages.


Le second repère majeur dans la technique de Karl Rove, c'est la conviction que le vote à organiser est le " vote contre " et non pas le " vote pour ". C'est cette logique qui place désormais les campagnes négatives républicaines en outils les plus élaborés et efficaces des campagnes électorales.


Le troisième repère c'est de s'attaquer d'abord aux qualités majeures de ses concurrents sans respecter aucune précaution sur la vérité desdites attaques. Dès l'instant qu'un concurrent est doté d'un point fort, celui-ci fait l'objet d'un matraquage systématique pour au moins jeter le doute sur cette qualité " objective ". 
Ainsi, l'été 2004, bien que titulaire des décorations militaires les plus prestigieuses attribuées après des enquêtes minutieuses, John Kerry fait l'objet d'une campagne mettant en cause la réalité de son engagement pendant la guerre du Viet-Nam. Rove aurait monté de toutes pièces à l'aide de militants républicains rémunérés des déclarations fabriquées visant à attaquer Kerry sur sa qualité principale : son engagement pendant la guerre du Viet-Nam. 

Il s'en est suivi un matraquage de communication notamment par des campagnes web qui ont conduit à jeter le doute pendant un moment et conduire Kerry à mobiliser toute son énergie pour se justifier sur un point inconcevable en début de campagne. Il ne tournera la page que lorsque la chute de Kerry dans les sondages avait été amorcée.


Le quatrième repère majeur de Karl Rove réside dans le dynamisme des dernières semaines de campagne électorale. Il est persuadé que les électeurs ont la " mémoire courte " et qu'ils peuvent changer d'avis jusqu'au dernier moment. Les dernières semaines sont donc un vrai " feu d'artifice ".

Avec de tels repères, Rove a fait naître une nouvelle génération de communicants politiques. 

Il reste à vérifier en novembre 2010 que ses règles conservent leur pleine efficacité habituelle ?</description>
      <category>karl rove</category>
      <guid isPermaLink="true">http://www.exprimeo.fr/article/5656/karl-rove-le-retour.htm</guid>
      <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 14:38:35 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Jean-Jack Queyranne menacé par Europe-Ecologie</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5655/jean-jack-queyranne-menace-par-europe-ecologie.htm</link>
      <description>Jean-Jack Queyranne est donné par la Sofres comme menacé par Europe-Ecologie dans la région Rhône-Alpes.

La lecture aujourd'hui des quotidiens régionaux de Rhône-Alpes dresse un portrait des intentions de votes avec un écart très faible au premier tour entre la liste PS et celle d'Europe Ecologie (25/21).

Derrière les chiffres, quatre enseignements majeurs se dessinent.

1) Le vote Europe-Ecologie est en forme parce que c'est le vote innovant. L'IFOP vient de publier hier une enquête détaillée montrant que le vote Europe-Ecologie est perçu comme "l'innovation nécessaire" mais aussi la reconnaissance qu'une dose d'écologie doit désormais être donnée dans tous les secteurs de vie comme d'économie. La tempête avec les urbanisations perçues comme "abusives" ne peut qu'accentuer ce climat pro-écologie.

2) Les régionales 2010 s'inscriront pour l'UMP comme la bataille non livrée. Dans de nombreux Départements de Rhône-Alpes, des territoires entiers ont été sans réunion, sans la diffusion du moindre document, sans tractage sur les marchés. 

3) Le Président PS, JJ Queyranne, est l'un des Présidents à plus faible notoriété. Par conséquent, à la différence de Ségolène Royal, Frêche, Rousset ... qui cristallisent des votes sur leur personnalité ; Queyranne ne mobilise pas contre mais pas davantage pour. Europe-Ecologie dispose ainsi d'un espace qui pourrait lui valoir près de 9 points de plus en Rhône-Alpes par rapport à la moyenne nationale.

4) Les chiffres constituent une moyenne régionale. Cela signifie que dans certains pôles urbains où Europe-Ecologie peut traditionnellement compter sur une sociologie favorable, le score local pourrait être très élevé. Ce serait une réelle nouvelle donne politique. Dans plusieurs villes de Rhône-Alpes au coeur de gros poles urbains, les écologistes pourraient devancer le PS.
</description>
      <category>jean jack queyranne</category>
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      <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 14:33:28 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Brigitte Girardin au top des femmes de l'année</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5654/brigitte-girardin-au-top-des-femmes-de-l-annee.htm</link>
      <description>Brigitte Girardin préside le Club Villepin depuis son lancement en juin 2009. Cette diplomate, ancienne Ministre de la Coopération, incarne le neuf à la tête d'un Club qui compte désormais plus de 10 000 membres.

Brigitte Girardin est à elle seule la synthèse de tous les défis de la démarche de son leader, Dominique de Villepin.

Elle porte tout naturellement le style chic qui a toutes les qualités pour plaire aux conservateurs attachés à des valeurs solides de compétence, d'éthique, d'Intérêt Général. Mais elle sait tout autant porter le pull à col roulé et la parka confortable pour rencontrer les paysans du Finistère dans le froid d'un hiver rigoureux.

Elle aime garder ses distances mais elle ne se formalise pas pour autant pour une bise chaleureuse échangée sur le salon de l'Outre Mer (voir vidéo ci-dessous).

Depuis dix mois, elle coordonne une démarche bien singulière.

Ce fut d'abord le choix d'un Club et non pas le chemin si fréquenté d'un parti politique.

Ce fut ensuite le pari sur les nouvelles technologies avec un réseau social qui dame le pion à ses concurrents.

C'est la participation à des déplacements éprouvants où elle témoigne d'une capacité exemplaire d'adaptation et de proximité.

Elle symbolise l'engagement au-dessus de tout soupçon. Pas de prise au moindre soupçon de déloyauté vis à vis de celui qu'elle appelle 'Dominique". Pas de soupçon de coups bas quand elle consacre autant d'efforts à ce que la modération de son réseau social puisse le laisser à l'écart des insultes ou des querelles trop agressives. Pas de soupçon de faiblesse dans la détermination quand il faut commenter à chaud la décision d'appel dans le procès de Clearstream.

La science politique française aime tirer les enseignements quand la ligne d'arrivée est franchie. Elle témoigne alors d'une grande capacité à trouver des grilles de lecture cohérentes et simples.

Pour l'instant, sans même connaître la ligne d'arrivée, un candidat sans parti, sans groupe parlementaire ... est déjà à 10 % des intentions de votes pour une présidentielle. Si c'est possible, cas unique sous la Vème République, c'est certes grâce au talent du candidat mais aussi grâce au talent de celle qui prépare, qui accompagne et qui coordonne.

A la vue d'engagements comme celui de Brigitte Girardin, chaque femme peut se tenir plus droite pour vivre un parcours politique en respectant des valeurs féminines qui font manifestement terriblement défaut à la moyenne des engagements masculins habituels. Elle est indiscutablement au top des femmes de l'année. 

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      <category>brigitte girardin</category>
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      <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 15:21:08 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Ségolène Royal et le PS du 22 mars</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5653/segolene-royal-et-le-ps-du-22-mars.htm</link>
      <description>Ségolène Royal et les autres présidentiables du PS vont bénéficier le 22 mars d'une très probable victoire pourtant difficile à capitaliser pour la présidentielle de 2012.

Les régionales 2010 semblent devoir dégager 10 leçons pour le Parti Socialiste dont ses présidentiables majeurs au premier rang desquels Ségolène Royal.

1) Le retour en faveur des socialistes : c'est une popularité très limitée mais elle marque manifestement la fin d'une disgrâce nationale. Leur ancrage local a toujours été sauvegardé des turbulences nationales. Les régionales ont confirmé cette tendance.

2) Une victoire sans une véritable campagne : le déclin de la crédibilité des politiques s'accélère et s'amplifie. L'écart entre l'élite politique et le peuple se creuse. L'absence de campagne pour les régionales est certes le constat d'échec du fait régional mais, de façon plus générale, la fin d'une génération ancienne de campagnes électorales.

3) Sarkozy contre Sarkozy : Sarkozy réussit là où ses adversaires ont échoué : il se fait reculer lui-même. Sa personnalité est devenue très clivante au sein même de son électorat classique. Il n'a plus de sanctuaire de bilan positif car désormais même l'insécurité lui est attribuée. Le sarkozisme est manifestement stoppé dans sa progression.

4) La nouvelle cohabitation des pouvoirs : sur ce point il y a matière à débat. Cette cohabitation semble de moins en moins résider dans deux logiques de gestions (l'énergie de la droite sur le plan national / la protection de la gauche sur le plan local). Les échéances locales deviennent des marqueurs de désapprobation de la politique nationale puisque les législatives dans la foulée immédiate de la présidentielle n'offrent plus cette " fenêtre de tir ". C'est une altération inquiétante des élections locales puisque le vote semble dominé par des considérations extérieures aux bilans comme aux projets locaux qui devraient faire l'objet de la décision.

5) L'impact des sondages : ils deviennent omniprésents et structurent le débat et l'opinion. L'instrument de mesure devient l'instrument de raison. L'effet sondage occupe un rôle de plus en plus important dans la vie politique française.

6) Le PS connaît une nouvelle gauche : il doit compter avec deux nouvelles forces politiques qui parviennent à des seuils non négligeables : les écologistes et le Front de Gauche. L'électorat de gauche dont les couches populaires reconstituent un noyau dur important puisque le montant cumulé de ces trois sensibilités devrait évoluer vers les 45 % sans difficulté. Si c'est le cas, c'est un seuil de départ très significatif.

7) L'année de la crise ressentie : la crise se propage. Tout le monde se sent menacé. Les conséquences sociales de la crise seront de plus en plus dures à gérer surtout avec un Etat aux caisses vides.

8) L'ouverture présidentielle ne fragilise pas le PS : les nominations présidentielles isolent les bénéficiaires voire même démobilisent l'électorat UMP qui y voit la reconnaissance infondée d'une "supériorité" de la gauche. L'ouverture a manifestement atteint ses limites. Ce qui est sûr, c'est que le PS n'est jamais affaibli sérieusement par des départs de ses membres.

9) Martine Aubry a gagné ses galons de dirigeante du PS : un calme positif s'est installé. Elle a affirmé des valeurs de gauche dans un cadre crédible et sérieux. 

10) Une nouvelle présidentielle se dessine : elle s'annonce caractérisée par une étape supplémentaire dans le nombre des prétendants sérieux dans chacun des camps.

Dans le profil des présidentiables, plusieurs qualités incontournables sont toujours exigées :
- capacité à exercer la fonction présidentielle,
- préserver l'unité des français,
- faire face à la crise économique internationale,
- régler des conflits sociaux difficiles,
- maintenir l'ordre et la sécurité,
- accroître le rôle de la France dans le monde.


Sur beaucoup de ces points, le champion actuel du PS, Dominique Strauss Kahn, est en position de force mais en candidature incertaine.

En l'absence, le leadership présidentiel d'autres candidats doit être reconstitué (Ségolène Royal) ou créé (Hollande, Aubry). 

C'est là l'incertitude majeure de la sortie des régionales. S'ouvre une séquence qui va raviver les concurrences internes dans des conditions d'autant plus fortes que le jeu est ouvert. 

Les circonstances financières et économiques réduisent la part des projets d'ampleur. Le débat politique, faute d'enjeux collectifs, devrait rapidement être ramené à un débat de personnes. C'est le risque pour le PS de l'après régionales.</description>
      <category>segolene royal</category>
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      <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 17:23:08 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Vincent Peillon : sympa ou para ?</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5652/vincent-peillon-sympa-ou-para.htm</link>
      <description>Vincent Peillon traverse manifestement une période difficile qui risque de troubler son image.

Pour l'opinion, Vincent Peillon a longtemps été l'intellectuel brillant et télégénique qui incarnait la nouvelle génération du PS, celle pour l'élection d'après.

Puis vint l'époque de déclarations vives contre Ségolène Royal. Le "gendre idéal" pouvait se transformer en "guerrier" allant même jusqu'à évoquer le fait de "pouvoir en venir aux mains" ...?

Avec l'épisode de France 2, il a "remis le couvert". Le profil du "gendre idéal" s'éloignait manifestement. 

Heureusement, il s'apprêtait à corriger le tir en faisant son mea culpa sur un mode sympa, sans prétention (voir vidéo ci-dessous).

Mais voilà, au même moment, il repart au combat en portant l'assaut contre Madelin et Devedjian. Il reprend le "casque" et part dans la tranchée pour lever les jours sombres des passés d'opposants politiques.

Il va falloir choisir entre le sympa qui veut réformer la société dans la tolérance pour installer des idéaux nobles et le para qui prend le casque à la moindre occasion pour ouvrir un champ de batailles. La cohabitation de ces deux tempéraments pose une question de cohérence à terme. 

</description>
      <category>vincent peillon</category>
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      <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 10:46:14 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Mitt Romney et le retour en forme</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5651/mitt-romney-et-le-retour-en-forme.htm</link>
      <description>Trois familles de pensées sont actuellement en compétition pacifiée au sein du Parti Républicain : le conservatisme religieux avec Sarah Palin et le mouvement Tea Party, le conservatisme modéré avec la nouvelle génération (Thune, Cantor ...), le conservatisme économique avec Mitt Romney.

Barack Obama est en difficulté car la réforme de la santé l'a ramené à une logique d'égalité s'en remettant à l'Etat pour assurer la régulation sociale.

Cette approche s'est heurtée à deux courants :
- d'une part, l'idée que la redistribution n'est pas possible quand la croissance n'est pas là car cette redistribution c'est d'abord l'augmentation de la fiscalité donc la baisse du pouvoir d'achat quand la richesse collective stagne,
- d'autre part, cet Etat régulateur inquiète car il donne la préférence à l'égalité et non pas à la liberté individuelle. 

Dans ce contexte, Mitt Romney incarne le conservatisme économique c'est à dire l'efficacité. 

Tout son enjeu consiste à concilier morale et microprocesseur.

Il lui faut montrer comment la révolution économique qui existe avec la sortie de crise ne condamne pas le retour à la croissance, au plein emploi et à l'augmentation des salaires. Dans le même temps, il lui faut esquisser les conditions d'un retour à une nouvelle gouvernance qui passe par le changement des moeurs de Washington.

Sur ces deux volets, son parcours personnel devient désormais un atout.

Il a réussi sur le plan économique dans ses missions personnelles. Ses valeurs religieuses lui donnent une spiritualité de nature à le renforcer dans les combats difficiles.

Ce dernier point l'avait handicapé en 2007. Il pourrait le servir en 2010.

</description>
      <category>mitt romney</category>
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      <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 10:30:15 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>Ségolène Royal et la forte participation</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5650/segolene-royal-et-la-forte-participation.htm</link>
      <description>Ségolène Royal termine la campagne manifestement très affectée par le drame de la tempête à quelques jours d'une probable double victoire : le succès politique et la participation civique.

Dans les heures qui ont suivi la tempête, les images ont été très marquantes. Ségolène Royal a le visage fatigué, les yeux cernés, pas maquillée, elle a passé tout son temps sur le terrain. 

Elle est mobilisée pour vivre la mobilisation de la région face aux épreuves.

Cette réalité ponctuelle ajoutée à son implication permanente peuvent impacter une autre donnée politique : le taux de participation. 

En effet, à quelques jours du scrutin régional, sur le plan national, l'abstention semble pouvoir battre des records historiques.

Comment expliquer cette situation ?

Pour l'essentiel, cette tentation naît de deux facteurs :
- le sentiment du parcours linéaire de la vie politique,
- l'absence de visibilité sur un nouveau sens.

Chaque génération est confrontée à l'examen de son bilan. L'actuelle génération prend conscience qu'elle laissera peu alors même qu'elle a beaucoup produit.

C'est une génération d'abondances : biens, nouveaux services, découvertes nombreuses...

Mais tout paraît éphémère voire trop rapidement obsolète.

C'est la génération de l'instant capable de modifier les enjeux individuels mais incapable d'agir sur les véritables enjeux collectifs.

Ce décalage crée la crise du politique qui semble sans prise sur les enjeux collectifs majeurs : économie, qualité de la vie, environnement &#8230;

Cette crise est d'autant plus impactante que le politique paraît même résigné à ne plus vouloir changer les choses.

Les cris d'alarmes sont sans effet durable. La parole politique ne passe pas dans les faits. Bien davantage, la parole politique donne même l'impression de ne plus vouloir changer les faits pour les générations futures.

Dans ces conditions, pourquoi voter ?

Tout semble bloqué.

Ce constat désigne une société qui reste immobile alors même qu'elle devrait bouger. 

La notion de société bloquée s'oppose à  celle de société qui progresse.

Cet immobilisme n'est pas nécessairement coupable en soi. Il ne le devient que dans la mesure où la société n'évolue pas alors même qu'elle le devrait. 

Dans la Région présidée par Ségolène Royal, si son score doit lui assurer une victoire aisée, il faudra également suivre le comparatif de participation. Cette région pourrait être l'une des plus participatives, ce qui montrerait le second succès de la présidence de Ségolène Royal : avoir réellement donné naissance au fait régional.

</description>
      <category>segolene royal</category>
      <guid isPermaLink="true">http://www.exprimeo.fr/article/5650/segolene-royal-et-la-forte-participation.htm</guid>
      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 18:18:22 GMT</pubDate>
   </item>
   <item>
      <title>François Fillon et l'instrumentalisation inquiétante</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/5649/francois-fillon-et-l-instrumentalisation-inquietante.htm</link>
      <description>François Fillon est-il actuellement instrumentalisé avec son accord ou pas ? La majorité présidentielle cherche à rebondir en mettant en lumière celui qui est le plus populaire de l'exécutif. Est-ce crédible et efficace dans un tel calendrier ?

Les sondages pour les régionales se suivent et se ressemblent.

Qui sera présenté comme le chef de la campagne régionale et donc probablement le chef vaincu pour la majorité présidentielle ?

Ce débat a connu parfois des chocs forts comme celui entre Fabius, Premier Ministre et Jospin, chef de parti.

Pour les régionales, jusqu'au dernier moment, Nicolas Sarkozy apparaissait comme le véritable chef de la majorité. Sauf que depuis ... une semaine, François Fillon retrouve un espace de communication car il offre une alternative à l'actuelle impopularité présidentielle bientôt contrainte à une révision de ses méthodes de communication.

François Fillon a ménagé 4 espaces de respiration :

1ère différence : l'affirmation du principe de réalité. Nicolas Sarkozy base sa communication sur le principe de la volonté. Son Premier Ministre a placé au premier plan celui de la réalité dont la réalité des comptes. Ce principe présente l'immense mérite de pouvoir identifier immédiatement ce qui est possible et ce qui ne l'est plus ou pas. 

2ème différence : incarner les gens ordinaires et pas principalement les "success stories". 

Nicolas Sarkozy incarne désormais d'abord les "gens de pouvoir" : économique, médiatique, industriel&#8230;

François Fillon est resté loin de cet univers. Il est désormais la caution populaire du parti présidentiel.

3ème différence : incarner la synthèse des droites républicaines : Depuis 2004, Nicolas Sarkozy a atteint une position emblématique. Le débat politique français s'est organisé par et autour de lui avec l'affirmation de valeurs libérales et atlantistes à un point sans précédent de la part d'un membre d'une formation gaulliste.

François Fillon est toujours resté en retrait ce qui est d'ailleurs cohérent avec son parcours longtemps marqué par une réelle proximité avec Philippe Seguin.


4ème différence : un autre tempérament.

Pour partie, la présidentielle 2007 a été à l'exemple de celle 1974.

En 1974, la maladie du Président Pompidou avait créé une aspiration en faveur d'un Président jeune et dynamique. 

La fin de mandat du Président Chirac a été dominée par un enjeu d'image sur "la génération du capitaine".

40 ans de pouvoir avaient été perçus comme ayant cassé toute faculté de modernité. La lecture de la presse étrangère grouillait de références assassines notamment dans les comparaisons alors entre J. Chirac et T. Blair.

Au cours des dernières années, un élément majeur était apparu. Les Français considéraient qu'ils recelaient une énergie qui n'était pas canalisée par la représentation politique. 

Comme hier en 1974, Valéry Giscard d'Estaing avait été le plus manifeste à canaliser ce besoin de changement, y compris de génération ; Nicolas Sarkozy a capté en 2007 cette attente de l'opinion et a changé une partie importante de l'enjeu de la campagne.

Seulement, la crise ajoutée à des fautes de comportements a cassé le cycle vertueux.

Fillon peut-il être le parachute qui amortit le choc ? Ou le choc sera-t-il d'une sévérité telle que le fusible y perd ses dernières utilités ? 

L'interrogation s'impose avec une acuité forte dans ce qui semble relever d'une ultime instrumentalisation de l'actuel Premier Ministre.

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      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 17:59:52 GMT</pubDate>
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