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   <title>Exprimeo.fr - Actualite politique - Conseil en communication publique</title>
   <link>http://www.exprimeo.fr</link>
   <description>Actualites, reflexions, analyses et conseils en communication publique ou politique.</description>
   <language>fr</language>
   <lastBuildDate>Tue, 05 Feb 2008 16:39:14 GMT</lastBuildDate>
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      <title>Etats-Unis : le Super Tuesday (Fiche 109)</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/1900/etats-unis-le-super-tuesday-fiche-109.htm</link>
      <description>Chez les démocrates, 2 064 délégués sont à désigner mardi 5 février dans 22 Etats. Pour l'instant, Clinton est en tête avec 232 délégués devançant Obama (158 délégués). L'électorat de John Edwards désormais disponible devrait rallier majoritairement Obama offrant à celui-ci une palette très complémentaire de couches électorales.

En effet, Edwards captait efficacement la middle class blanche. Les échanges avec Clinton ont été âpres. Les coups bas contre Edwards ont été attribués au clan Clinton.

Par conséquent, même en l'absence de recommandation officielle, Obama devrait profiter du retrait Edwards. Cette situation pourrait faire la différence au moment où dans les enquêtes fédérales Obama et Clinton sont au coude à coude.

Le retrait d'Edwards s'explique par trois facteurs :

- il a été la première victime de la médiatisation du duel Clinton / Obama. Les médias ont focalisé sur ce duel et marginalisé de fait les autres concurrents.

- Faute de succès dans une primaire emblématique, il a connu une décroissance accélérée des dons.

- Son programme et sa campagne ont manqué d'une tonalité clivante l'installant au coeur de polémiques organisant le débat autour de lui.

Son retrait devrait probablement favoriser Obama car le clan Clinton a toujours été clairement donné comme l'instigateur des coups bas dirigés contre Edwards à l'exemple de la rumeur sur sa vie privée.

Dans le camp républicain, McCain prend un avantage significatif.

Il capitalise les soutiens des Gouverneurs et profite alors pleinement de leurs réseaux locaux très efficaces.

Si bien que la désignation de McCain paraît désormais probable. Il faudrait un retournement de tendance pour que Romney puisse rester en course avec des chances réelles de succès.

Dans le camp démocrate, Obama bénéficie d'une incontestable dynamique. Le "ticket Clinton" laisse peser trop d'inconnues autour de lui et apparaît excessivement comme une mécanique de conquête de pouvoir. 

L'actuel mouvement lancé par des jeunes démocrates sur le thème : "depuis que nous avons l'âge de nous intéresser à la politique, il n'est question que des Bush et des Clinton ..." a un indiscutable écho.

Ces derniers jours, Obama a ajouté des soutiens qui comptent de façon considérable dans le camp démocrate : soutien de Caroline Kennedy, soutien de Ted Kennedy, soutien de Jimmy Carter.

Il est désormais paré de toute la légitimité historique du parti démocrate.

Bien plus fondamentalement, culturellement, la vague de l'espoir prend le pas sur celle de l'expérience.

Si cette situation se confirme, c'est le tournant qui devrait être le creuset de la victoire d'Obama au sein du parti démocrate.

Cette victoire annoncerait alors un duel final avec McCain sur des profils particulièrement tranchés ; ce qui annonce une campagne très mobilisatrice et donc un choix à la légitimité incontestable d'une Amérique ayant à se prononcer d'abord sur elle-même à travers deux profils très différents de candidats.</description>
      <category>super tuesday</category>
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      <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 16:39:14 GMT</pubDate>
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      <title>Les voeux pour la nouvelle année (Discours 213)</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/1797/les-voeux-pour-la-nouvelle-annee-discours-213.htm</link>
      <description>L'arrivée d'une nouvelle année rappelle à chacun de nous que nous sommes de passage. Chaque année qui s'achève emporte son lot d'être chers qui nous ont quittés. Nous avons une pensée émue à leur intention. Mais une nouvelle année, ce doit être surtout une bouffée d'espoir. La possibilité de changer ce qui n'allait pas.

Ne pas oublier le passé mais toujours garder à l'esprit que le plus important demeure le futur. Ce futur n'est pas un cadeau. C'est un défi du présent. Bien davantage, regardons attentivement le présent, le futur pour partie est déjà dedans.

Ce constat de bon sens peut effrayer dans certains domaines. Le dernier trimestre 2007 a connu tant de signes de solitudes, de violences, de désespoirs. Ainsi, il n'est plus nécessaire de compter le nombre des colloques scientifiques nous alertant sur les conséquences de certaines agressions gravissimes contre notre planète. L'actualité chaque jour se charge de nous transmettre des images révoltantes de détresses humaines.

Au moment où, chaque minute, nous gagnons quinze secondes d'espérance individuelle de vie supplémentaire, comment accepter de tels échecs collectifs ?

Dans de telles circonstances, il ne faut pas s'étonner que certaines religions occupent aussi facilement le terrain abandonné par la politique.

Nous ne pouvons pas nous résigner face à de telles erreurs collectives.

Nos démocraties doivent retrouver de la vaillance comme de l'élégance d'actions. Les crises ne seront jamais durablement vaincues en utilisant les mêmes armes que celles des barbares ou des agresseurs.

Dans cet esprit, mon voeu principal pour notre collectivité c'est que notre démocratie soit un exemple de tolérance, de vaillance et d'élégance.

Elle doit être calme mais pas résignée. Perfectionniste sans que jamais cette qualité ne puisse s'épeler paralysie. Parfois amère parce qu'aucune action humaine n'est faite de succès permanents mais jamais irrémédiablement déçue.

Si nous respectons cette ligne de conduite, notre Commune a de beaux jours devant elle.

Parce que cet avenir doit aussi être individuellement partagé, je souhaite à chacune et à chacun d'entre vous que l'année 2008 vous apporte beaucoup de satisfactions. Si vous courez après le bonheur, que vous n'oubliez pas pour autant d'être heureux face à des petits riens quotidiens qui méritent l'enthousiasme.

Qu'ainsi, vous preniez le temps d'apprécier le sentiment de bien-être qui peut s'échapper des moments en famille autour d'une table composée de plats simples mais cuisinés avec amour.

Que vous ayez le temps d'écouter la musique des champs quand le printemps s'annonce. Que vous soyez toujours capables d'être émus par un magnifique coucher de soleil, par les rires des enfants dans la cour de leur école, par la grâce du regard de grands-parents qui surveillent leurs petits enfants dans l'un de nos parcs municipaux.

La mémoire est une activité très sélective. Elle trie. Elle rejette. Elle efface. Il est impossible de vivre sans oublier. Il serait tout autant impossible de vivre en oubliant cette richesse quotidienne et simple que la vie peut nous offrir à chaque instant.

Que 2008 nous apporte cette sagesse.

Nous serons alors sur un chemin prometteur.</description>
      <category>voeux</category>
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      <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 17:36:20 GMT</pubDate>
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      <title>Le goûter de Noël (Discours 212)</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/1796/le-gouter-de-noel-discours-212.htm</link>
      <description>Je tiens donc à vous remercier tout particulièrement pour votre gentille invitation. Plusieurs fois par an je déploie toute mon énergie pour que notre Commune constitue une vraie communauté.

Cette forme de vie en commun, librement choisie, librement consentie est la marque des civilisations les plus évoluées. Une forme pas si nouvelle d'ailleurs, puisqu'on en trouve le modèle dans l'antiquité, dans des sociétés qui avaient atteint un niveau de progrès que nul ne saurait aujourd'hui contester. 

Notre République a plus deux siècles : c'est peu si l'on se réfère aux temps anciens, mais c'est beaucoup si l'on considère tous les avatars qu'elle a connus, les attaques dont elle a été l'objet et même les complots qu'elle a parfois dû déjouer. Sa pérennité montre assez que ceux qui l'ont voulue et l'ont mise en place avaient vu juste.

Les fondements de la République, vous les connaissez et mon propos n'est pas de faire ici un cours de philosophie politique mais je voudrais cependant rappeler rapidement, puisque les passions nous le font parfois oublier, que le système républicain repose sur une façon réfléchie de vivre en communauté en respectant l'individu et en trouvant le juste équilibre entre les aspirations de chacun et les intérêts de tous.

C'est là je crois, un aspect fondamental que nous ne devons jamais perdre de vue sous peine de bafouer cette notion de démocratie dont la République n'est que l'expression. 

Trop souvent, la passion, l'enthousiasme, la spontanéité, la foi même, nous conduisent à faire prévaloir l'aspect personnel sur le collectif. 

Et si cela peut être parfois bénéfique pour faire avancer les choses, pour qu'elles bougent et se renouvellent, il convient aussi de ne pas se laisser emporter sans mesure et sans réflexion.

L'avènement de la République a ouvert une ère de progrès qui nous paraît aujourd'hui évidente et indispensable. Beaucoup s'étaient battus pour cela pendant des générations et des générations. C'est à eux que nous devons rendre hommage en premier lieu car le but qu'ils s'étaient fixés était alors aux frontières de l'impossible. 

Il doit y avoir des moments privilégiés pendant lesquels chacun fait la trêve des conflits, des contestations pour constater d'abord nos acquis en commun.

Noël doit appartenir à ces moments privilégiés. Ce doit être aussi un temps fort de solidarité. La crise tend de plus en plus à nous entraîner dans un "sauve qui peut" généralisé si sauvage que les femmes et les enfants n'ont même plus leur traditionnel droit de priorité. 

Les difficultés ressenties pour chacun engendrent un repli sur soi-même rarement atteint. 

A chaque époque, des réflexes de solidarité ont heureusement existé : la solidarité familiale, la charité et la bienfaisance, l'assistance. Cette protection sociale suscite aujourd'hui de nombreux débats. Notre solidarité nationale traverse une période de turbulences. Elle est d'autant plus ébranlée qu'elle figure au centre d'un choc entre deux forces contraires. D'une part, les Français perçoivent maintenant avec une conscience implacable que l'Etat providence, c'est eux ; chacun d'entre eux. Ils veulent donc économiser les deniers publics. Mais, d'autre part, si les Français veulent économiser les deniers publics, ils n'entendent pas pour autant renoncer au "filet social" minutieusement tissé au fil des décennies. 

La dépense sociale de nos collectivités publiques est difficile à quantifier avec exactitude. Vieille discussion que celle de savoir si la solidarité peut avoir un prix et si le coût d'un service public doit conduire à des déchirantes remises en question. La seule perception par l'opinion publique d'un arbre en mauvais état ne doit pas conduire à faire couper toute la forêt...

A vous voir installés ici devant ces tables, merveilleusement décorées qui supportent notre goûter de tout à l'heure, je me dis que nous avons bien de la chance de bénéficier de tels moments de rassemblement. C'est cette vie que je veux fêter avec vous cet après-midi ; votre vie, la nôtre et celle du petit enfant de la crèche qui nous réunit aujourd'hui.</description>
      <category>noel</category>
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      <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 17:32:01 GMT</pubDate>
   </item>
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      <title>Noël (Discours 211)</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/1795/noel-discours-211.htm</link>
      <description>Lorsqu'aux environs de l'An 330 de notre ère, l'Eglise de Rome fixa définitivement la célébration de la nativité du Christ le 25 décembre, elle le fit moins dans un souci d'exactitude que pour sa coïncidence avec les festivités, depuis l'Empereur Aurélien, du "Soleil Invaincu".

Les Papes voulurent ainsi, par ce geste, recouvrir la célébration païenne du soleil par celle de la naissance du Christ "Lumière du monde" et "Soleil de justice".

Depuis lors, toutes les références du monde chrétien se sont mises au service de la sainte Nuit où DIEU, selon la belle formule de Paul CLAUDEL "ne pouvant faire connaître, a décidé de se faire naître". Et cette fête est devenue au cours des siècles, le symbole de la bonté, de la générosité désintéressée, de la pureté et de la solidarité.

Alors, vous comprenez l'émotion et la profonde joie que je ressens aujourd'hui à être là parmi vous, à l'occasion de ce Noël 2007. Pour partager un, hélas, trop court moment de paix et d'amitié, de chaleur humaine et de complicité.

A l'occasion de cette fête, nous devons garder à l'esprit des repères qui nous permettent d'aller de l'avant. 

Nous souhaitons une Nation qui s'assemble et non pas qui se déchire.

Une société qui partage et non pas une collectivité où chacun ne lutte que pour soi-même.

Ces idéaux peuvent paraître lointains pour certains. Et pourtant, ces idéaux doivent guider quotidiennement nos actions. 

Ces idéaux peuvent même parfois vous paraître absents. Il peut y avoir des absences trompeuses. A cet égard, je voudrais vous rappeler ce conte de Mark Twain qui peut illustrer à maints égards les doutes de nos vies. 

Un jeune garçon marche sur la plage à côté du Seigneur. Et tandis que tous deux marchent ainsi ; dans le ciel se déroule le film de la vie de ce jeune garçon. Arrivé en bout de plage, il se retourne. Il est surpris. Il constate qu'il y a deux traces de pas sur le sable mais que de temps en temps il n'y en a qu'une seule. Et chaque fois qu'il n'y a qu'une seule trace de pas, dans le film qui se déroule dans le ciel, c'est le reflet d'un moment difficile, d'une épreuve pénible. Alors le jeune garçon se retourne vers le Seigneur et lui dit "pourquoi m'as-tu abandonné dans ces moments difficiles ?".

Et le Seigneur lui répond "mon enfant, je ne t'ai pas abandonné quand tu avais besoin de moi. Quand tu ne vois qu'une seule trace de pas, c'est que je te portais".

Ensemble, nous avons partagé tant de traces. 

Nous avons vécu tant d'épreuves. Vous m'avez associé à tant d'évènements personnels heureux ou tristes. Nous n'avons jamais oublié et nous n'oublierons jamais que la plus belle avancée est celle qui est franchie tous ensemble.

Voilà comment notre collectivité a toujours bâti ses futurs prometteurs.

Quand on exprime ce constat, certains l'entourent de considérations particulières parce qu'ils sont animés par une foi religieuse. 

D'autres s'en sont séparés ou attendent encore pour y parvenir. 

Plus connu pour ses formules parfois "offensives", Frédéric Dard a eu une formule très forte au sujet de la foi. Il a écrit : "la foi , c'est prier un doute pour qu'il protège des réalités". 

Que nous soyons croyants ou pas, beaucoup ou peu, nous pouvons vivre des moments où les réalités chassent tout doute. Ces moments faits de grandes heures comme de petits riens, d'espoirs comme de mémoire, d'ambition mais aussi d'humilité.

Que cette trêve de Noël permette à chacun d'entendre respirer la musique de sa ville et d'écouter avec soin les mille petits bruits qui s'en échappent. 

Cela ne s'appelle pas nécessairement le bonheur mais souhaitons que cela se rapproche beaucoup du fait d'être heureux. 

Bonnes et heureuses fêtes de Noël 2007.</description>
      <category>noel</category>
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      <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 17:29:30 GMT</pubDate>
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      <title>François Fillon ou la fonction possible (Edito 111)</title>
      <link>http://www.exprimeo.fr/article/1758/francois-fillon-ou-la-fonction-possible-edito-111.htm</link>
      <description>François Fillon devrait rapidement retrouver un espace de communication car il offre une alternative à l'actuelle omniprésence présidentielle bientôt contrainte à une révision de ses méthodes de communication.

Nicolas Sarkozy semble progressivement s'exposer à une indispensable modification de sa communication car celle-ci devient désormais tellement déchiffrée qu'elle subit un effet boomerang préjudiciable.

A l'opposé de cette situation François Fillon a ménagé 4 espaces de respiration :

1ère différence : l'affirmation du principe de réalité. Nicolas Sarkozy base sa communication sur le principe de la volonté. Son Premier Ministre a placé au premier plan celui de la réalité dont la réalité des comptes. Ce principe présente l'immense mérite de pouvoir identifier immédiatement ce qui est possible et ce qui ne l'est plus ou pas. 

2ème différence : incarner les gens ordinaires et pas principalement les "success stories". Nicolas Sarkozy incarne désormais d'abord les "gens de pouvoir" : économique, médiatique, industriel ... François Fillon est resté loin de cet univers. Il est désormais la caution populaire du parti présidentiel.

3ème différence : incarner la synthèse des droites républicaines. Depuis 2004, Nicolas Sarkozy a atteint une position emblématique. Le débat politique français s'est organisé par et autour de lui avec l'affirmation de valeurs libérales et atlantistes à un point sans précédent de la part d'un membre d'une formation gaulliste. François Fillon est toujours resté en retrait ce qui est d'ailleurs cohérent avec son parcours longtemps marqué par une réelle proximité avec Philippe Seguin. François Fillon a aujourd'hui une position de synthèse qui n'est plus celle du profil présidentiel.

4ème différence : un autre tempérament.  Pour partie, la présidentielle 2007 a été à l'exemple de celle 1974. En 1974, la maladie du Président Pompidou avait créé une aspiration en faveur d'un Président jeune et dynamique. La fin de mandat du Président Chirac a été dominée par un enjeu d'image sur "la génération du capitaine".

40 ans de pouvoir avaient été perçus comme ayant cassé toute faculté de modernité. La lecture de la presse étrangère grouillait de références assassines notamment dans les comparaisons entre J. Chirac et T. Blair.

Au cours des dernières années, un élément majeur était apparu. Les Français considéraient qu'ils recelaient une énergie qui n'était pas canalisée par la représentation politique. 

Comme hier en 1974, Valéry Giscard d'Estaing avait été le plus manifeste à canaliser ce besoin de changement, y compris de génération ; Nicolas Sarkozy a capté en 2007 cette attente de l'opinion et a changé une partie importante de l'enjeu de la campagne. 

Seulement, le second semestre 2007 n'est pas le semestre du réveil mais celui de l'entrée dans la crise : crise économique internationale, crise du pouvoir d'achat intérieur et probablement crise de l'emploi lors du premier semestre 2008. Le commerce est actuellement très affecté par plusieurs mois de chute de la consommation.

Le Président d'un pays en crise ne peut pas communiquer comme le Président d'un pays en pleine croissance. Ce n'est pas le même contenu de discours et encore moins la même tonalité. Le temps de s'adapter, Nicolas Sarkozy devrait laisser un espace politique nouveau à son Premier Ministre. La dyarchie de la Vème République vient de trouver une nouvelle utilité sans précédent.</description>
      <category>francois fillon</category>
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      <pubDate>Fri, 07 Dec 2007 19:20:16 GMT</pubDate>
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